L’Europe d’avant-guerre vue par la propagande nazie

Publié: juin 15, 2011 dans 1943, Déformer la réalité militaire, La lutte contre le Bolchévisme, Le nouvel Ordre Européen, Signal

Ce dessin de l’Europe, paru en 1943, s’inscrit dans un ensemble de 5 tableaux représentant des moments de l’histoire européenne. Cette histoire est transformée, déformée : il s’agit de l’Europe à la veille de la guerre. C’est un bel exemple de propagande ! Observez bien l’image, puis allez voir l’analyse ci-après :

  • en noir, ce que montre le dessin
  • en bleu la réalité historique

Les frontières sont représentées par des murs qui divisent les Européens. On remarque :

  • Les frontières de la France, de la Pologne et de la Tchécoslovaquie sont plus haut que les autres : il s’agit de faire penser que ces États sont ceux qui ont voulu se renfermer de manière hostile. Loin de menacer l’Allemagne, la Pologne est envahie en quelques semaines en septembre 1939 par cette dernière !
  • Les frontières de l’Italie et de l’Allemagne sont presque insignifiante à côté. Les déclarations belliqueuses ne cessaient depuis les années 30
  • Le plus grand mur, celui qui semble marquer la limite de l’Europe correspond aux frontières de l’URSS. Ce mur est rouge (communisme) et menaçant.

Les armées en présence :

  • Le Royaume-Uni concentre des forces aériennes et navales très importantes. Pas de plan d’invasion de l’Allemagne !
  •  la France place des troupes le long du Rhin, de manière hostile également. La France est vaincue rapidement en 190 par l’Allemagne . La France elle-même était militairement sous équipée.
  • La Tchécoslovaquie semble elle-même très belliqueuse avec de nombreux avions pointés sur l’Allemagne. La Tchécoslovaquie est annexée par l’Allemagne en 1939 !
  • L’Allemagne et l’Italie ont très peu d’hommes représentés sur leur territoire : ils semblent pacifiques. Ces deux pays se militarisent dès l’accession de leurs dirigeants au pouvoir. L’Allemagne viole le traité de Versailles dès 1936.
  • La plus grande concentration militaire est celle de l’URSS : des centaines de chars sortent d’un nuage noir menaçant (nuage d’une tempête qui avance, ou fumée d’un pays ruiné par le communisme ?). Ces chars se concentrent le long du mur, près à fondre sur l’Europe et à en faire la conquête. Staline avait affaibli son armée en faisant condamner nombre d’officiers supérieurs. Lié à l’Allemagne par le pacte germano-soviétique, il fournit des matières premières à cette dernière. Il n’intensifie la production militaire qu’avec l’invasion de son pays par l’Allemagne en 1941.

Ainsi, une image permet en un instant de distiller dans l’esprit du lecteur des idées fortes :

  • L’Allemagne nazie n’a jamais voulu agresser qui que ce soit : c’est une victime
  • La France, le Royaume-Uni, la Pologne et la Tchécoslovaquie sont responsables des hostilités
  • L’URSS menace la paisible Europe occidentale : le bolchévisme apparaît comme une horreur absolue qui va anéantir le continent.
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